Procès Martinez Zogo : un rapport explosif fait suspendre les débats
L’audience du 21 avril 2026 au Tribunal Militaire de Yaoundé a marqué un tournant dans l’affaire liée à l’assassinat du journaliste Martinez Zogo. Au cœur des débats : le témoignage du professeur Georges Bichoka, expert en cryptologie, dont les analyses numériques pèsent lourd dans le dossier.
Appelé comme 32e témoin, l’expert a révélé avoir produit une série de 12 rapports techniques, rassemblés en un document de près de 1 000 pages. Ces éléments, issus de l’exploitation de données numériques, détailleraient les liens entre les accusés ainsi que les mécanismes présumés de planification du crime.
Bras de fer autour de l’accès aux preuves
La présentation de ce volumineux rapport a immédiatement suscité une vive contestation du côté de la défense. Plusieurs avocats ont dénoncé l’impossibilité de mener un contre-interrogatoire efficace sans accès préalable à l’intégralité des documents. Ils évoquent une atteinte aux droits fondamentaux garantis par la procédure pénale.
En réaction, le ministère public a défendu la solidité de ces preuves numériques, les qualifiant d’éléments déterminants dans l’évolution de l’enquête. Le ton est rapidement monté, transformant l’audience en affrontement direct entre accusation et défense sur la légalité et l’équilibre du procès.
Face à cette impasse, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire aux 11 et 12 mai 2026. Ce délai doit permettre aux différentes parties d’obtenir et d’examiner le rapport dans son intégralité.
Ce report ouvre une nouvelle phase cruciale dans le procès, où l’analyse approfondie des preuves techniques pourrait redéfinir les rapports de force et peser sur l’issue judiciaire.
Laisser un commentaire